Enfin nous l’avons fait ! Depuis le temps qu’il est sans cesse repoussé … Pour cause de mauvais temps, d’incompatibilité, … En tout cas, le choix de la voie à emprunter pour gravir le troisième sommet de la chaine pyrénéennes fait l’unanimité : ce sera par Tuquerouye, comme Raymond de Carbonnière (une grande figure du pyrénéisme) l’a découvert. Et tant pis si c’est plus long que par Goriz (le coté espagnol), c’est authentiquement pyrénéiste !
Départ donc du lac des gloriettes de vendredi vers 16h. Le chemin vers le fond du cirque est relativement long et plat. Les 1000m de dénivelé se feront donc sur la fin. La route est assez évidente, et même si nous prenons une complication par les éboulis au lieu d’un chemin bien large (va savoir pourquoi !). Nous arrivons rapidement au couloir de Tuquerouye. Le fameux ! Nous savons que nous attend la-haut ce fameux refuge … On chausse les crampons et vers 19h30 nous y sommes. La vue est saisissante sur la face nord du Mont Perdu !
Une cordée espagnole (composée de 4 hommes et 3 femmes, ou 4 femmes, ou on sait pas en fait …) est déjà présente au refuge. Il nous reste donc de la place ! Nous mangeons rapidement un bout et préparons les affaires pour demain. La cordée espagnole annonce un levé à 3h pour un départ à 4h ! Trop tôt pour nous. Nous choisissons de nous lever quand ils partiront. Donc un départ vers 5h.
La nuit est courte, car l’excitation du lendemain se fait sentir. Je dois pour ma part avoir dormi 4h … Le levé se fait donc plutôt bien et le départ est donné à 5h. Nous apercevons la cordée espagnol (où seul les hommes sont finalement partis) dans la cheminé la plus à gauche. Après un arrêt remplissage des gourdes au lac glacé (où finalement l’eau s’avère moins bonne qu’a la petite cascade de la cheminé du milieu), nous arrivons rapidement en bas de la cheminé du milieu que nous choisissons de franchir. Le rocher est mouillé mais plutôt bon, et nous franchissons l’obstacle sans difficulté majeur. Nous arrivons quelque temps après au col du Cylindre d’ou nous commençons à voir beaucoup de monde qui vient de Goriz (versant espagnol). Les cordées s’enchaînent ! La montée finale est raide, et la fringale se fait sentir …
Nous arrivons en haut, la vue est splendide, le canyon d’Ordesa fait toujours autant envie, et les pyrénées (du Vignemal à l’Aneto) sont à notre portée du vue ! Belle récompense …
La descente jusqu’au lac de gloriettes se fait sans encombre, avec un petit rappel dans la cheminée ! Belles journées ca !
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