Archive for octobre, 2005

LairdHamilton & les BigWaveRider sur une Teahupoo à 7m

La forte houle de sud sud-ouest qui a traversé les archipels de la Polynésie française ce dimanche, a soulevé des vagues de 5 à 7 m à Teahupoo (presqu’île de Tahiti) aussitôt surfées par les “Big wave rider” parmi lesquels Laird Hamilton, Garrett Mac Namara, Strider Wasilewski, et pour les polynésiens, Malik Joyeux, Vetea David, Arsène Harehoe, Raimana Van Bastoler, et Manoa Drollet.

“Les monstres liquides sont au rendez-vous !” s’écrie le photographe Jalil Sekkaki qui, comme plusieurs autres spécialistes d’images de glisse, était dimanche dès l’aube sur le site de Teahupoo.
A 7h15 à partir du bateau de Ikaika Kalama, vainqueur avec son coéquipier Garrett Mac Namara, du Big wave riding 2003, il assistait au festival des plus puissantes vagues de la saison.
“La houle s’est amplifiée durant la matinée avec des séries monstrueuses” affirme le photographe à Tahitipresse.
Sur place, les jets ski se relayent à des rythmes endiablés. Chaque surfeur veut être présent et s’engouffrer dans la vague tubulaire de Teahupoo.
“Les places étaient chères. On sentait parfois des tensions entre surfeurs. Tous voulaient figurer sur les meilleurs clichés de la journée” poursuit le reporter.
L’élite du surf mondial de big wave était là, Laird Hamilton, Garrett Mac Namara, Strider Wasilewski, Malik Joyeux, Vetea David, Arsen Harehoe, Raimana Van Bastoler, et Manoa Drollet.
Un incident a été déploré. Raimana Van Bastoler a chuté et s’est blessé à la cheville. Le surfeur a dû recevoir une dizaine de points de suture.
Aux dires de ceux qui ont suivi cette journée de glisse exceptionnelle, les plus grosses vagues surfées de la journée sont certainement celles prises par Malik Joyeux, Manoa Drollet et Raimana Van Bastoeler.
Source : http://www.tahitipresse.pf/

Etats d’âme …

En ce début d’année scolaire, et la dernière, un petit mot de Mathieu, qui lui rentre en Master d’Ingénieur d’Affaires Industrielles : “Non, la vie c’est nul. Tiens au fait, en fouillant chez moi à la recherche d’un papier, je suis tombé sur une brochure sur le mastère ingénieur d’affaire de l’INSA que j’avais chopé en 2002. Les missions export de l’année s’étaient faites en Roumanie. La brochure expliquait que les étudiants pouvaient organiser la délocalisation de leur activité en Roumanie, avec tous les avantages… Niveau éthique, je le sens moyen ce coup là. Ca m’a mis face à une réalité que je ne voulais certainement pas voir avant : je vais être obligé de devenir un connard de capitaliste ! Ptètre même que je vais devenir de droite, que je vais changer de pays parce que j’en aurai marre de payer trop d’impôts, que je licensierai les gens au-dessous de moi pour nourrir mes chers actionnaires et que ceux qui restent seront mis à la porte pour avoir osé demander une augmentation correspondant à 0,00001% de ma prime trimestrielle. En étant un connard comme ça, ya moyen que je gagne des tunes grave. Du coup je finirai par me payer des putes de luxe pour me tenir compagnie dans les hôtels 4 étoiles dans lesquels je passerai ma vie pour négocier des affaires. De toute façon, ça fera belle lurette que mon couple aura foiré à cause de mon travail qui ne supportera pas 1h de temps libre par jour pour prendre des nouvelles de ma famille. Famille que je n’aurai pas d’ailleurs, se donner tant de mal pour gagner des sous pour qu’un ado pré-pubère les gaspille en drogue, forget ! Et puis, pas de famille, pas d’amis. A quoi bon, j’aurai déjà un pied-à-terre dans 53 pays différents, les relations ya que ça de vrai. Les amis ça colle, tu es tjs obligé de t’intéresser à eux et la plupart du temps ils ne t’écoutent même pas quand tu leur expliques comment tu as fait progresser la marge brute inflationnelle prévisionnelle et plein de truc en elle de 0,2 points. Trop occupé à lire des traités libéralistes de visionnaires américains pétés de tunes, j’aurai abandonné toute activité culturelle. La musique c’est bien quand on a du temps, l’avenir appartient à ceux qui se lèvent en ne pensant qu’à ce qu’ils vont gagner dans la journée. Un peu de paix intérieure contre un revenu de 100k$ c’est honnête comme affaire. Parce que oui, ma conscience résonnera en dollards. Mon coeur saigne.